CULTURE PENSEES DIEM DAO
LES REGARDS EGARES DE MA
MERE

Ses regards semblent égarés
J’y pensais
Son sourire légèrement
Qui s’ouvre en me regardant.
Lentement, Elle me dit tout bas :
« Je t’aime mon enfant
Tu ne m’abandonne  pas ? »
«  Bien sûr, mère, je t’aime, moi aussi. »
« Pourquoi tu me quittes ?
Ne me laisse seule ! »
Je ne sais pas quoi dire.
Pour que je la quitte ?
Aussi vite.
J’ai une autre vie,
Dans un pays lointain.
Qui nous nous sépare ?
Le destin ?
Pourquoi j’ai choisi cette vie ?
Je cherche en vain
Une réponse pour la rassurer.
« Je viendra plus tard. »
Une promesse pour la calmer
Elle sourit en parlant.
« Je te comprends, mon enfant !
Je suis bien ici. »
Elle me dit
« Tu pars tranquillement.
Je t’aimera malgré tout »
Ce sont ses derniers mots,
Qu’ils ont marqués en moi !
Ce sont ses derniers regards,
Qui me suivront,
Qui me font pleurer.
Chaque fois que je pense à cette mère,
Courageuse,
Généreuse.
Sans plaintes,
Ni pleurs.
Un gros cœur qu’elle a.
Un cœur qui chante,
Des chansons d’Amour,
Par le manque de sentiments.
Sa vie coulant lentement,
Comme le Temps.
Chaque fois que je pense
A cette femme,
Qui est une mère,
Aussi elle est ma Mère,
Malgré ces distances
Temporelles,
Eternelles.
Géographiques,
Mélancolique,
« Mère !
Je te demande seulement
Le mot « Pardon »
De te laisser,
De ne pas te cajoler. »
Enfin, je suis aussi coupable
De cette disparition.
« Mère, entends-tu ?
Pardonne-moi ! »
Dans un rêve,
Je vois Mère,
En souriant, elle me dit :
« La séparation,
La disparition,
C’est la vie !
Je ne meurs pas.
Maintenant,
Enfin je revis,
Dans l’éternité.
Ne pleure plus, ma fille,
La mort, ce n’est pas la fin,
Mais c’est une continuité,
Dans un autre monde,
Plein de joie, de bonté.
J’y suis heureuse.
Ce n’est pas ta faute,
Ni à personne d’autre.
C’est la vie »

ThuyTien Duflot
Paris 29.9.2014